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Le petit monde de Blablatine

Sexy time : "Vicky", le film sexy de la semaine !

  • Je vous invite à plonger dans les salles obscures pour découvrir le film « Vicky » qui traite avec provocation et pudeur à la fois du rapport de la femme à sa sexualité dans notre société et de l'émancipation d'une parisienne pas comme les autres...
  • Réalisation : Denis Imbert
  • Casting : Victoria Bedos, Chantal Lauby, François Berléand, Benjamin Biolay, Olivier de Closmadeuc.
  • Synopsis :
  • Victoire ne trouve pas sa place au sein de la famille « Bonhomme », dans laquelle son frère et son père sont des célébrités, tandis que sa mère s'occupe uniquement en redécorant l'intérieur. Alors qu'elle renonce à son mariage et doit retourner vivre dans le cocon familial à presque trente ans, elle a un déclic et se laisse aller à de nouvelles découvertes. Entre sexe, alcool et rock’n’roll, elle va peu à peu s'affirmer et comprendre qu'elle a une voix, ce qui risque de fortement perturber l’ego des mâles de la tribu.
  • L'avis de Blablatine :
  • Ce film m'a touché par une triple lecture, oui rien que ça !
  • Tout d'abord parce qu'il résonne de vérité en reprenant le statut familial de Victoria Bedos, l'actrice principale du film mais aussi co-scénariste et dialoguiste, souvent elle-même cachée entre Guy et Nicolas, qui a d'abord lutté contre la plume et les mots avant d'accepter cet « héritage ».
  • Elle incarne une femme sage, qui tente de concilier tout le monde en s'y perdant complètement, mais qui écrit beaucoup. Le groupe « Vicky banjo » existe réellement et son partenaire à l'écran dans le duo l'est aussi sur les scènes françaises depuis plusieurs années.
  • Bien qu'il y ait du vrai et du faux à démêler entre Victoria et la Victoire du film, le regard masculin, le rapport à la notoriété et cette recherche d'une reconnaissance paternelle et d'une acceptation de sa sexualité sont très parlants. J'adore d'ailleurs Chantal Lauby, qui excelle décidément ces dernières années en mère à la fois douce et déjantée, plus moderne que jamais ! Chantal, veux-tu m'adopter ?
  • Ensuite, ce film offre une lecture plutôt féministe car les répliques masculines sont très piquantes et dérangeantes. Elles parleront hélàs sans doute à beaucoup de femmes, taxées de « prostituées », de « salopes », de « fille légères » si elles couchent le premier soir ou osent parler de leur plaisir, se revendiquer comme êtres sexués ayant des envies et sachant les exprimer. Le débat n'est en fait pas de savoir s'il faut ou non coucher le premier soir ni si l'héroïne le fait réellement, mais de bien souligner qu'elle en a le droit au même titre que les hommes qu'on qualifiera même de « Don Juan ». Pourquoi une femme qui drague ou met une jupe choque-t-elle encore de nos jours ? Pourquoi certains viols récents sont reprochés aux femmes censées se vêtir pour ne pas « provoquer », en 2016 ? Ces questions subsistent alors que des débats faisaient encore rage sur le sujet en avril dernier lors d'une enquête TNS Sofres.
  • Enfin, la troisième lecture qui m'a touché est plus personnelle, car je me retrouve beaucoup en Vicky comme en Victoria, moi qui vous annonçais dans mon dernier post ma véritable identité, dédoublant Blablatine et Noellie, en me souciant réellement de la réaction de mon entourage (surtout de mes parents) puisque je vous parle ici de sexualité et que mon livre s'intitule « Le célibat : de l'art de bien vivre et assumer sa sexualité ». J'ai eu le sentiment en sortant du film qu'il illustrait dans un autre format, un autre art, cette force féminine qui veut désormais vivre et non survivre, qui ne veut plus se taire et sait ce qui lui fait du bien. J'ai eu également un coup de cœur pour Victoria, comme une amie idéale, une âme sœur, en redécouvrant son parcours et son écriture, notamment dans « La famille Bélier ».
  • Le choc générationnel entre père et fille, mais aussi cette volonté de pousser sa mère hors des sentiers battus dans le film rendent Victoire représentative de notre génération Y, entre la nostalgie des valeurs de notre enfance et l'ambition de réaliser nos rêves sans aucun frein lié à notre genre.
  • Elle a un déclic en redevenant célibataire, car oui ce statut nous recentre sur nous-mêmes, sur qui nous sommes et ce que nous attendons de la vie, ce qui nous fait du bien, afin de trouver notre place et de nous aimer.
  • Merci pour ce film poétique, rebelle et résolument moderne !
  • La note : * * * *
Sexy time : "Vicky", le film sexy de la semaine !

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